Extrait du discours du Président de la République S.E.M Jovenel Moïse lors de la prestation de serment des (7) nouveaux membres du CSPJ. 

Mesdames/Messieurs en vos titres, grades et qualités ;

Ce matin, je suis très heureux de me retrouver ici pour recevoir la prestation de serment, selon les vœux de la loi, des sept (7) nouveaux membres du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ). Cette institution, malgré sa jeunesse, joue un rôle fondamental dans le renforcement de l’Etat de droit, en servant principalement d’organe de contrôle du pouvoir judiciaire.

Je tiens ici, à rendre un hommage bien mérité à l’ancien Président Michel Joseph Martelly d’avoir pris l’initiative de mettre sur pied le CSPJ, en 2012, c’est-à-dire, cinq années après l’adoption de la loi portant sa création. S’il existe des Institutions, à travers tout le territoire de la République où l’expression “Alternance démocratique” prend son vrai sens, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) peut s’enorgueillir d’en être une.

En effet, depuis son installation, le 3 juillet 2012, force est de constater que le vœu de l’Art 8 de la loi du 13 novembre 2007 est respecté dans toute sa teneur. Le Conseil se renouvelle selon une régularité exemplaire. Au regard de cet Article, la plupart des membres du Conseil sont nommés et/ou élus pour un mandat de trois ans renouvelable une seule fois, ce qui a valeur d’exemple dans notre cher petit pays pris au piège de l’instabilité provoquée par des crises de l’alternance politique avec son corollaire, la pauvreté.

La mise sur pied de cette importante institution, qui faisait si cruellement défaut à notre système judiciaire en particulier, et à l’Etat en général, aura eu pour vertu majeure de permettre aux justiciables de regagner peu à peu confiance dans le système judiciaire national.